Zidane pose sa patte

 

Un sacre en Ligue des champions, une série en cours de 32 matches sans défaite, des paris tactiques réussis: en moins d'un an sur le banc, l'entraîneur français du Real Madrid a marqué les esprits.

Du temps de sa première vie de footballeur, Zinédine Zidane était entré dans la carrière de haut niveau de manière tonitruante. Le 17 août 1994 face à la République tchèque (2-2), pour sa première sélection après s'être révélé à Bordeaux, le prometteur meneur de jeu signa un doublé comme on annonce un destin, qui allait être confirmé par les succès que l'on sait. À quarante-quatre ans, l'ancien numéro 10 a troqué les crampons par des mocassins mais n'a pas changé ses habitudes. Il s'est fait les dents dans l'ombre (adjoint d'Ancelotti, entraîneur de la réserve) avant d'être propulsé en première ligne en janvier 2016. Près d'un an plus tard, une bonne partie des doutes - voire des ricanements - qui avaient accompagné la promotion de l'ex-coach de la réserve, en lieu et place de l'expérimenté Rafael Benitez, se sont évanouis.

«Ce qu'il a déjà accompli en si peu de temps vaut mieux que tous les mots», rétorque Davor Suker, ancienne gloire de la Maison blanche. Vainqueur de la Ligue des champions en mai, leader de la Liga avec six points d'avance sur le Barça à la veille de leur choc au Camp Nou, le Real de Zizou surfe actuellement sur une série de 32 matches sans défaite, à deux unités du record absolu de l'histoire du club (34 en 1988-1989). Ce bilan comptable de rêve place le Français parmi les coaches madrilènes les plus efficaces. Une entrée dans la profession réussie à bien des égards. «Il est arrivé à une période agitée pour le club et son premier fait d'armes a été de remettre de l'ordre et d'assainir le vestiaire, décrypte un agent bien implanté en Liga. Zinédine est très psychologue. Ce qu'il a fait comme joueur fait qu'il bénéficie d'une énorme crédibilité auprès des...

Commentaires