Le Real Madrid souffre contre le Bayern Munich mais s'offre une 3e finale de suite

Le Real Madrid va disputer une troisième finale de Ligue des champions de suite, mais c'est presque un miracle. Après sa victoire chanceuse à Munich lors de la demie aller (2-1), le club merengue a énormément souffert au retour (2-2).

                  Le fait : L'incroyable bourde d'Ulreich

A la 47e, Sven Ulreich a été auteur d'une bourde incroyable, impensable à ce niveau. A la réception d'une passe en retrait de Corentin Tolisso, le remplaçant de Neuer (blessé) a tergiversé. Il a d'abord esquissé un geste laissant penser qu'il voulait prendre le ballon à la main mais il s'est ravisé et a tenté de le dégager. Il n'a même pas touché la balle et Karim Benzema a pu marquer le deuxième but madrilène. La rumeur qui l'envoyait au Mondial comme troisième gardien de l'Allemagne devrait s'éteindre, ce soir.

                         42

Cela fait sept ans et 42 matches que le Real Madrid marque à chaque fois à domicile en Coupe d'Europe. Le record établi par Tottenham entre 1961 et 1984 est égalé.

                  L'homme : Benzema a saisi sa dernière chance

En difficulté au Real depuis des mois, muet en C1 depuis le 21 novembre, Karim Benzema disposait d'une dernière chance de se montrer au niveau selon les médias madrilènes. L'attaquant français a mis seulement dix minutes pour trouver la faille : après un centre parfait de Marcelo, il a marqué de la tête au deuxième poteau. A la 46e, il a inscrit un doublé avec l'aide d'Ulreich. L'ancien Lyonnais est le cinquième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions avec 55 réalisations. Outre son doublé, Benzema a beaucoup travaillé, comme à son habitude. Il a été un poison pour l'arrière-garde bavaroise, notamment par ses appels et son jeu en déviations. Et il a aidé sa défense, comme à la 43e quand il a dépossédé James Rodriguez du ballon. Son remplacement par Bale à la 72e s'est effectué sous une ovation du Santiago-Bernabeu.

                 Le match : 2-2

C'est une rencontre d'une intensité folle et à la dramaturgie extrême qui a été offerte au public du Santiago-Bernabeu lors de la demi-finale retour de Ligue des champions (2-2). Par où commencer, pour revenir sur un match rendu totalement dingue par la virtuosité technique de ses acteurs mais aussi par la quasi-absence de milieu de terrain ?

D'abord, le Bayern Munich a été aussi maladroit au retour qu'à l'aller (1-2) lors de cette double confrontation. A Madrid, les Bavarois ont tiré vingt fois au but. Au cœur de la deuxième période, lors des temps forts des visiteurs, Keylor Navas a été immense devant Alaba (51e), Tolisso (74e), Müller (79e). Les hommes de Heynckes ont tout de même pu le battre à deux reprises, sans qu'il puisse y faire quelque chose, par Kimmich (3e) et James Rodriguez (63e). Mais ils pourront se plaindre, comme souvent contre le Real, de l'arbitrage maison. Marcelo aurait du être puni d'un penalty pour une main dans la surface à la 45e.Mais l'arbitre n'a pas bronché, pas plus que sur un accrochage très limite de Sergio Ramos sur Lewandowski, à la 52e. Pour sa huitième demie en huit ans, le Real a encore été verni.

Face à une équipe privée de Neuer, Vidal, Boateng, Coman ou encore Robben, Madrid a heureusement vu Karim Benzema se réveiller au meilleur moment... et Sven Ulreich réaliser une bourde improbable (voir par ailleurs). Cette réussite qui accompagne constamment la Maison blanche en Ligue des champions a en tout cas fui Cristiano Ronaldo. Pour son 100e match de C1 avec le Real, le Portugais n'a jamais pesé. Il a surtout manqué une énorme occasion, à la réception d'un centre de Marcelo (54e). Se réservait-il pour la troisième finale de suite de son équipe, sa sixième personnelle, record de Paolo Maldini égalé ?

 

L'Equipe.fr

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