Comme Ranieri, sept entraineurs remerciés après des succès

 

Viré comme un malpropre pour certains, décision logique pour manque de résultats pour d'autres, le licenciement de Claudio Ranieri par Leicester, moins d'un an après le titre de champion d'Angleterre, fait parler. Pourtant, ce n'est pas le seul entraîneur à être remercié après un, voire plusieurs titres. Petite liste non exhaustive.

Laurent Blanc (PSG)
Succédant à Carlo Ancelotti à partir de la saison 2013-2014, Laurent Blanc enchaîne les titres à la tête du PSG. Doublé et record de points pour sa première saison, quadruplé historique sur le territoire en nationale l'année suivante. Mais le but du management qatari est de gagner la Champions League et le PSG bute trop souvent à la porte des quarts de finale selon Nasser Al-Khelaïfi. Malgré une prolongation de contrat signée en février 2016, "le Président" doit faire ses valises l'été même. Avec une indemnité estimée à plus de 20 millions d'euros tout de même. 

Carlo Ancelotti (Real Madrid)
Le prédécesseur de Laurent Blanc à la tête des Parisiens avait quitté le club pour rejoindre le Real Madrid à l'orée de la saison 2013. Il aura presque tout gagné en 2014, hormis le championnat espagnol. Supercoupe de l'Uefa, Mondial des Clubs, Coupe du Roi... et surtout la Ligue des Champions tant attendue, la "Decima", la dixième. Celle à laquelle le Real courait depuis douze ans. Il est malheureusement viré en 2015 pour manque de résultats, malgré le soutien du public et des joueurs, payant l'élimination en demi-finale de LDC et la deuxième place en championnat. 

Vicente Del Bosque (Real Madrid)
Carlos Ancelotti n'est pas le dernier entraineur du Real Madrid a avoir été remercié malgré un beau palmarès. Vicente Del Bosque peut en témoigner. Big Moustache est à la tête du Real juste avant la grande époque des Galacticos du président Florentino Perez. Sous sa houlette, Del Bosque remporte deux championnats d'Espagne et deux Ligue des Champions (2000 et 2002). L'entraineur espagnol, pas assez "glamour" pour les futurs Galactiques, n'est toutefois par prolongé. Le Real Madrid alignera les grands noms avec Ronaldo, Beckham, Owen, Robinho sans jamais retrouver les sommets en Ligue des Champions avant celle remportée en 2014 par Carlo Ancelotti. Et Del Bosque? Oh rien de spécial, il remportera juste une Coupe du Monde et un Euro quelques années plus tard avec l'Espagne. 

Roberto Di Matteo (Chelsea)
L'homme providentiel venu de nulle part. Inconnu du grand public, le Suisse Roberto Di Matteo est l'entraineur-adjoint du Portugais André Villas-Boas à Chelsea. Ce dernier viré en cours de saison, le Suisse prend en main les Blues. Et avec succès, remportant coup sur coup la FA Cup et la tant espérée Ligue des Champions, la première de l'histoire de Chelsea, celle dont rêvait le propriétaire Roman Abramovitch depuis l'achat du club. Pressenti pour un "simple" intérim, Di Matteo a logiquement prolongé son contrat. Malgré un bon début de saison, il est viré plus tard après une petite période sans victoires. Roman Abramovitch ne fait pas dans les sentiments. 

José Mourinho (Chelsea)
S'il y en a un qui connait les sentiments de Roman Abramovitch, c'est José Mourinho. Le "Special One" a connu deux passages à Chelsea. Des titres, une période noire et un licenciement. En septembre 2007 déjà, il quitte les Blues suite à une rupture de contrat "à l'amiable" malgré un palmarès de deux championnats, deux coupes de la Ligue et une FA Cup. En 2013, le Mou a fait la paix avec Abramovitch et devient même le "Happy One" selon ses dires. Et comme souvent avec José, la lassitude s'installe après deux ou trois saisons. Malgré un doublé Championnat-Coupe de la Ligue, Chelsea entame la saison de manière catastrophique et frôle même les dernières places en décembre. Sans ménagements, José Mourinho est limogé quelques jours plus tard. 

Laszlo Bölöni (Standard)
Beaucoup plus proche de nous, Laszlo Bölöni a pris la suite de Michel Preud'homme à la tête du Standard, champion pour la première fois depuis vingt-cinq ans en 2008. L'arrivée du Roumain à Sclessin laisse le Standard au sommet, offrant un deuxième titre consécutif aux Rouches. Prolongé durant l'été, l'ancien joueur du Racing Jet de Bruxelles fait un assez bon parcours européen, souvenez-vous du but de Bolat face à l'AZ Alkmaar. En championnat, c'est une autre histoire et le coach est viré en février 2010 dans une saison instaurant les play-offs pour la première fois de l'histoire. Et le Standard les manquera, déjà. 

Luka Peruzovic (Anderlecht)
Dans un autre style, car c'était sa première saison sur le banc mauve, Luka Peruzovic est viré d'Anderlecht en janvier 1993. Par manque de résultats comme les autres? Pas vraiment, Mister Moustache est premier du championnat avec les Mauves et compte même six points d'avance, à une époque où une victoire ne valait encore que deux points. Le natif de Split est remercié par "manque de beau jeu" et par "manque de communication avec la presse". Des maximes qui n'ont pourtant pas été appliquées à tous les entraineurs mauves depuis lors.

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