CM 2018: La Russie élimine l'Espagne après les tirs au but et file en quarts de finale

Alors qu'elle a monopolisé le ballon comme jamais contre la Russie ce dimanche, l'Espagne a pourtant été éliminée en 8es de finale de la Coupe du monde. Les Espagnols ont chuté à l'issue d'une séance de tirs au but (1-1, 4-3 tab).

Le match : 1-1, 4-3 tab

Etait-ce la fin d'un système ? Même si elle a monopolisé le ballon comme jamais dans son histoire ce dimanche à Moscou, l'Espagne a chuté dès les 8es de finale de la Coupe du monde. La Roja, qui s'est entêtée dans son schéma de passes sans se montrer dangereuse, a été poussée aux tirs au but par une équipe russe combative. A cet exercice, Akinfeïev a fait rugir de plaisir le stade Loujniki, en repoussant les tentatives de Koke et Aspas pour envoyer la Sbornaya en quarts de finale (1-1, 4-3 tab).

La Roja a poursuivi sa malédiction contre les pays hôtes en Coupe du monde (1934, 1950, 2002) et à l'Euro (1980, 1984, 1988, 1996, 2004). La Russie, miraculée, affrontera la Croatie ou le Danemark, samedi prochain à Sotchi (20h00), pour son premier quart de finale depuis 1970 (URSS).

1114

L'Espagne a effectué 1114 passes contre seulement 290 pour la Russie. Aucune équipe n'avait franchi le cap des 1000 passes en Coupe du monde.

Le film du match

Dans un stade Loujniki évidemment largement derrière la Russie, la Roja a immédiatement pris le ballon, avec une possession affolante. Isco a rapidement confirmé sa forme étincelante avec des gestes de grande classe mais n'a pas été impliqué sur l'ouverture du score. C'est Marco Asensio, titulaire surprise à la place d'Andrés Iniesta, qui a débloqué le match en frappant parfaitement un coup franc depuis le côté droit, qui a atterri sur le mollet d'Ignachevitch, buteur contre son camp après un duel âpre avec Ramos (11e). L'Espagne a continué de faire tourner le ballon sans vraiment se montrer inquiétante dans les trente derniers mètres russes. Dans ce schéma, la Sbornaya, d'abord timide, s'est réveillée avant la pause. Après une frappe de peu à côté de Golovine (36e), la Russie a égalisé sur un penalty de Dziouba, consécutif à une main de Piqué sur un corner (41e).

L'Espagne a continué de monopoliser le ballon en seconde période mais a furieusement manqué d'intentions, semblant faire tourner le ballon sans véritable but. La Russie, repliée et appliquée à jouer en contre, n'a pas été inquiétée. La seule occasion de la Roja est arrivée à la 85e minute, quand Iniesta, entré peu après l'heure de jeu, a exploité une remise d'Aspas. Mais Akinfeïev a bien réagi. Malgré 79% de possession, et des records de passes battus au fil des minutes, l'Espagne a été poussée en prolongation. Là encore elle n'a pas su trouver la faille dans le mur russe, avec des passes, toujours des passes, mais aucune occasion franche. La séance de tirs au but lui a été fatale.

24L'Espagne était invaincue lors de ses 24 derniers matches (15 victoires, 8 nuls). Sa dernière défaite remontait à juin 2016, contre l'Italie à l'Euro (0-2). En 8es de finale déjà.

Le fait : le héros Akinfeïev

Dominée largement, la Russie a trouvé son sauveur. Solide durant le match, sur la frappe d'Iniesta à la 85e minute notamment, Igor Akinfeïev (32 ans) a envoyé son pays en quarts de finale lors de la séance de tirs au but. Il a plongé sur sa droite pour repousser le tir de Koke avant d'envoyer sa jambe pour sortir la tentative d'Aspas. Le stade Loujniki a exulté, après l'exploit de son capitaine aux 110 capes, encore plus brillant dans ce Mondial qu'au moment de son apogée au milieu des années 2000.

Le joueur : Pourtant, Sergio Ramos avait tout géré

Impeccable contre le Portugal et l'Iran, Sergio Ramos était passé au travers contre le Maroc lors du dernier match de groupes. Le capitaine espagnol s'est parfaitement repris contre les Russes. Devenu l'Espagnol avec le plus de matches disputés en Coupe du monde (17) - à égalité avec Iker Casillas - Ramos a été décisif sur l'ouverture du score, où il a imposé son physique au second poteau sur le coup franc d'Asensio, pour pousser le vétéran Ignachevitch à marquer contre son camp. Il a fêté ce CSC comme son propre but. Impeccable dans son placement et dans ses interventions, avec beaucoup d'assurance et d'expérience, il est le joueur qui a effectué le plus de passes (184, un record). Pas sûr toutefois que le fait d'avoir vu Ramos aussi présent dans la construction du jeu ait été un très bon signe pour l'équipe espagnole... 

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Sur les sept tirs cadrés des adversaires de l'Espagne au Mondial dans le jeu, David De Gea n'en a arrêté qu'un seul.

Lequipe.fr

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