Sexualité-Mode ou perversion: Les jeunes s’y adonnent comme un jeu

 

 

 

Par Ndéye Khady MBAYE GOUDIABY​
Comment ne pas s’intéresser aux comportements jugés pervers de certains groupes de jeunes? Un groupe de jeune qui a foulé aux pieds les règles de fonctionnement d’une société normale. Ils sont tournés vers le sexe et s’adonnent à cela comme un jeu. En interrogeant certains d’entre eux, ils avouent que la chose sexuelle est très facile, une raison pour eux de s’en procurer mais d’autres ressaisis dit à  leur camarade qu’après  le temps de l’ivresse, les ados doivent se ressaisir. Sur ce,  savoir que la jeunesse est un passage vers l’adulte où la dignité et la responsabilité doivent être préservées.

 
Les jeunes ados se confient
Trouvé devant chez lui au Mariste, Sékou est un jeune adolescent qui affirme connu le sexe très tôt. « J’ai eu mon premier gosse  à 17 ans  bien  avant même mon bac. Chose étrange, ce jeune ado nous dit  qu’il a noté sur sa fiche d’inscription à l’université deux enfants sur la colonne  nombre d’enfant. Autre décor même cas, Cheikh Nger, habitant aux Parcelles assainies U 17, est un jeune âgé de 19 ans. Pour cet ado, la sexualité chez les jeunes est très préoccupante dans la mesure où les jeunes filles et garçons s’adonnent carrément à l’acte. Pour ce jeune ado qui avoue avoir fait  ses premiers rapports sexuels n’en est moins différents des autres qui pour lui a  goutte ses poivres piquants à 15 alors qu’il ne connaissait pas ses véritables saveurs. Aujourd’hui la trentaine, il se dit un peu rassasié parce que dit-il j’ai goutté à beaucoup de sauces n’ importe où et n’importe comment. 
 Après de telles révélations une question mérite d’être posé quel appât a attiré chez jeunes à jouer avec le sexe. 
A Dakar avec la promiscuité et la précarité, les parents se couchent avec leur enfants es- ce une raison. L’internet, la télévision ou la fin des temps « akirouzamane, la paresse des parents l’on ne saurait répondre par l’affirmative mais les ados eux même ont avoué avoir goutté au sexe très tôt. Alors que j’avais 10 ans nous dit notre interlocuteur Birima  je couchais toujours avec mes parents la nuit  je l’ai voyais faire  et le lendemain matin, je l’essayais avec mes copines et ça marché.  Ce qui m’a habitué à jouer à ce jeu. « Nous jouons, j’entrainais mes copines à ce jeu et hop et voilà le résultat. Pour ce vieil ado de 25 ans avec ses habits riches en couleur vives, la sexualité trop précoce chez les ados est un fait grave. Pour lui, les parents ne doivent pas se voiler la face, les jeunes ados s’adonnent à ce jeu. Bien vrai qu’il y a certains qui sortent du lot mais les rapports sexuels chez les jeunes commencent de plus en plus tôt. Abondant dans le même sens, Mbaye Cissé, un jeune adulte déclare que certains jeunes ont des rapports sexuels consentants, peut-être, mais c'est plus un désir physique qu'un sentiment d'amour, à cet âge-là. Les ados sortent ensemble pendant quelques jours et se laissent dépasser par leur désir en s'adonnent à cette liberté sexuelle. Certaines le font et se sentent coupables. Le mal est fait et cela est irrécupérable et si, en plus les rapports ne sont pas protégés. De l’avis de  son camarade, certains  ados ont dans leur téléphone portable et ordinateurs, des jeux pornographiques qui sont visualisés et regardés entre amis. Ainsi selon lui, les jeunes de sexe masculin regardent jalousement des filles nues dans leur téléphone.
Les parents fautifs et responsables
Ils, les parents sont fautifs et responsables à part entière déclare MataCissé, habillé en wax, avec sa forme généreuse et son foulard  bien noué, Mme Kane dit être  la  mère de deux filles. Ce qui pour elle fait qu’elle veille jalousement et férocement à leur éducation. Dans la même veine, sa colocataire d’à côté soutient que l’éducation est très difficile à cause de la télévision qui ne fait que pervertir les jeunes avec les télénovélas et d’émissions inutiles perverties les petits insidieusement. Ces deux dames visiblement en colère contre   les télévisions sénégalaises qui selon elles rendent difficiles l’éducation.
Il faut en parler pour y remédier
 Des remarques fussent de partout mais pour Assane Sylla, un sexagénaire qui habite à Mermoz, en belle tenue traditionnelle bleu clair, le professeur de français dans un lycée de la place nous fait un peu le cours de la responsabilité parentale pour remédier à ce phénomène.  A quel moment les  parents doivent-ils leur parler de sa sexualité ? nous dit-il. Lorsqu'elle a ses règles pour la fille et lorsque sa voix commence à être lourde pour le garçon !  S’exclame t-il. C'est le moment de la discussion entre mère et fille, lui expliquant grosso modo le fonctionnement mensuel du cycle et devant l'avertir sur les risques de tomber enceinte. Dialogue  pour lui souvent difficile !  Mais lui expliquant qu'elle est trop jeune pour faire l'amour, qu'elle doit se garder pure pour son futur époux est le meilleur. Chez le garçon, l'éjaculation est le signal indiquant sa fécondité. Cependant, il serait normal et plus à propos de le faire. Mais pour le professeur, les parents trop préoccupés par la recherche de gain laissent les enfants guidés par la télévision, l’internet, et la rue. Cette éducation peut-elle être des meilleurs. L’on ne saurait dire mot. De l’avis de Seydou un étudiant au département de philosophie à l’UCAD ne pas en parler est une erreur. Car, pour ce jeune célibataire, aujourd’hui, l’âge de la puberté est plus précoce et plus féroce avec l’ampleur des nouvelles technologies et de la curiosité. Ainsi il note que les jeunes sont pressés de découvrir, de comprendre ce que font les adultes car ils grandissent vite sans pour autant rien comprendre. Mieux, ils croient tout comprendre alors qu’ils n’ont rien compris. 

 

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