Sénégal politique d’emploi: Le président du HCCT plaide pour la jeunesse

 

Ousmane Tanor Dieng n’a pas manqué, lors de la cérémonie de remise de parchemins de la 3e promotion du système LMD de la Faculté des sciences juridiques et politiques, de faire un plaidoyer en faveur de la jeunesse sénégalaise.

«Le taux d'emploi de nos jeunes est très faible. Et nous sommes face à un cercle vicieux : pour beaucoup d’emplois, à part la Fonction publique, tous ceux qui recrutent exigent que les candidats aient de l'expérience et des références ; mais pour les jeunes, comment avoir cette expérience, si on ne leur donne pas, à un moment donné, la chance de l'acquérir ? C'est un formidable handicap, à la fois matériel et moral, qu'ils ont pour entrer dans la vie», a asséné le leader des socialistes.  
Selon lui, «c'est une injustice profonde dont ils sont les victimes. Et (la) société est aussi en danger, quand l’emploi n'est plus assuré à la fin de la formation».  
De l’avis du président du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), «le moment est arrivé de donner la priorité à la jeunesse, lui ouvrir un chemin d'avenir». «C'est pourquoi le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, M. Macky Sall, est en train de réformer en profondeur notre système éducatif et universitaire», a-t-il expliqué.  
Ousmane Tanor Dieng a tenu à rappeler qu’«il y a quelques années, l’Université (puisqu’il y en avait qu’une seule) produisait un nombre limité de diplômés. L’Etat providence, chargé du fardeau fonctionnel de promotion du développement politique, économique et social, était le premier employeur de ces diplômés». «Par voie de conséquence, beaucoup de sortants de la Faculté des sciences juridiques et économiques ou d’autres facultés se retrouvaient dans la haute administration comme administrateurs civils, conseillers des affaires étrangères, inspecteurs des douanes, des impôts, du trésor, du travail, commissaires aux enquêtes économiques, magistrats. D’autres étaient recrutés par les entreprises privées comme cadres opérant dans leurs services juridiques, du contentieux, des ressources humaines», a précisé M. Dieng.
Avant de faire remarquer : «Aujourd’hui, notre pays a changé : il y a une multiplication des Universités et une diversification des filières de formation, signe de la vitalité de notre pays et de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Ces Universités produisent fort heureusement de plus en plus de diplômés qui arrivent sur le marché du travail dans un contexte où l’Etat, contraint par les impératifs de rationalisation de ses ressources humaines n’est plus le premier employeur (…)». 
Le Secrétaire général du PS a également relevé que «les jeunes diplômés d’aujourd’hui n’ont pas toujours les mêmes chances que ceux d’hier». Et de s’expliquer : «Parce que le monde se complexifie et devient plus compétitif». Mais, il a souligné que ces derniers «ont plus d’opportunités, parce qu’arrivant à la porte de la vie active à un moment où les progrès scientifiques et technologiques et les dynamiques économiques multiplient à l’infini les nouveaux métiers, les nouvelles vocations et les perspectives professionnelles du XIXe siècle». 
(VOX POP)

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