Sénégal-Pèlerinage à la Mecque 2017: Les opérations démarrent en février

 

Après une organisation du Hajj réussie, la Délégation veut capitaliser le succès en pérennisant ses activités en dehors de la période du pèlerinage.

La Délégation générale au pèlerinage à la Mecque compte battre le fer pendant qu’il est chaud. Dans la continuité de l’organisation sans couacs majeurs pour l’édition 2016, le délégué général a annoncé hier que les opérations pour l’an prochain sont calées ‘‘pour février 2017 au plus tard’’. ‘‘Il y a désormais un nouveau cahier de charges pour le pèlerinage. Nous allons le soumettre aux voyagistes privés pour qu’ils s’en imprègnent. Le temps qu’ils s’adaptent à la nouvelle règlementation, nous commencerons les opérations aussitôt’’, a déclaré Abdou Aziz Kébé, en conférence de presse sur le bilan de l’organisation du ‘‘Hajj’’.

Une première plutôt réussie pour la Délégation générale qui, le 20 avril 2016, s’est substituée à un Commissariat général dont l’organisation calamiteuse du pèlerinage de 2015 a convaincu les autorités de la nécessité de secouer le cocotier. La permanence est le maître-mot pour la nouvelle équipe qui ne compte pas se confiner dans la séquence temporelle usuelle du Hajj pour dérouler ses activités. ‘‘Si nous n’adoptons pas un management de concertation, nous irons droit à l’échec. C’est un changement de paradigme. Il y a une évolution dans la vision apportée par la Délégation. Il faut restaurer la confiance et remettre la religion au centre du pèlerinage’’, a plaidé le délégué.

 Pour cette année, Abdou Aziz Kébé et son équipe ont enregistré dix mille quatre cent vingt-quatre  (10 424) pèlerins au 11 août 2016, date de la fermeture des inscriptions, sur le quota de 10 500 pèlerins accordés au Sénégal par les autorités saoudiennes. 5 870 femmes sont parties aux lieux saints de l’Islam contre 4 619 hommes. Pour les records de jeunesse, huit jeunes hommes de moins de 25 ans ont fait le voyage contre 17 femmes, tandis que les papys ont fait de la résistance avec dix pèlerins de plus de 86 ans contre seulement une seule pèlerine.

Contraste

Le contraste entre les ratés du Hajj de 2015 et la réussite de 2016 est saisissant. Le délégué accorde d’abord ce succès ‘‘à la volonté divine’’, mais aussi aux renoncements sur les quotas politiques de la part des autorités, et l’absence de pression émanant des cercles maraboutiques. Le dégraissage d’effectifs pléthoriques a été également d’une grande aide à l’organisation. A. Aziz Kébé affirme que seulement 20 missionnaires ont été détachés aux Lieux saints pour cette année contrairement aux habituels 140, ou pire, aux 200 de l’édition précédente. ‘‘Ils ont été soumis à un engagement éthique du missionnaire’’, explique-t-il, ajoutant que leur polyvalence obligatoire les a obligés à ne pas se confiner aux occupations strictement religieuses.  L’antenne médicale non plus n’a pas été épargnée par cette réduction puisque seulement trois personnes ont fait le déplacement contre 25 agents qui étaient déployés habituellement.

La Délégation s’est également mise à l’heure des technologies en créant un site web pour le pèlerinage. Pour le secrétaire général des Affaires étrangères, Mame Baba Cissé, cette posture ‘‘marque la ferme volonté du gouvernement dans sa dynamique de modernisation et de rationalisation du Hajj’’.

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