Sénégal-Djiby Diakhaté: «Le Sénégalais s'éloigne de son milieu et de lui-même»

 

Par Ibrahima DIA

La deuxième édition du Festival international du Film de Famille (FEFIFA) s'est poursuivi ce samedi 12 novembre 2016 avec un panel composé de Djiby Diakhaté, de Petit Guèye maire de Sokone, de la Directrice de la maison Douta Seck, c'était l'occasion de réfléchir sur le thème «Famille, Genre et développement humain». 

«Le Sénégalais s'éloigne de plus en plus de son milieu et de lui-même». C'est en ces termes que M. Djiby Diakhaté s'est exprimé pour camper le débat sur la famille, genre et développement humain. Il poursuit en affirmant que le premier éloignement est celui de la famille, l'individu n'attache aucune considération par rapport à ses proches et il cite Moussa Ka qui avait écrit prémonitoirement que les familles sénégalaises sont vides. Le deuxième éloignement est celui qui sépare l'humain aux valeurs dans un environnement de mondialisation. Le troisième est que maintenant la société manque de modèles, de repères et enfin le quatrième  est que l'individu s'éloigne de plus en plus de lui même et qu'il n'est pas en phase avec sa conscience. A tous ces maux le sociologue propose la construction d'un monde avec un idéal plus juste, un retour aux vraies valeurs, l’élévation comme modèles de personnes qui sont se sont battus honnêtement et qui servent la société dans son ensemble. Il termine son discours en affirmant que le développement économique doit être exclusivement au service de l’humain.

Pour sa part le maire de Sokone Ousmane Guèye a salué cette nouvelle approche pour préparer les futurs couples pour leur éviter une hyperconsommation sans discernement et leur permettre de dompter cette consommation afin de créer une harmonie du couple. Sa structure est disposée à accompagner ce genre d'initiative.

Pour la directrice du festival Mme Bousso Fall, elle se dit satisfaite de cette rencontre et a promis que tout sera mis en œuvre pour élargir le festival aux régions et même dans la sous région, parce que le thème est actuel et d'autres cibles seront atteins pour prévenir les effets néfastes qui déstabilisent la famille.

Pour Aissatou Bèye de l'association «la relève», il urge d'accompagner les jeunes générations, l'avenir du pays en leur donnant une bonne éducation. 

Pour Mouhamed Dieng de l'association NOUS (nourris une œuvre dans l'unité et la solidarité), il s'est appesanti sur la différence entre l'éducation que l'on donne dans la famille et l'instruction reçue à l’école. Il n'a pas manqué de parler de l'emploi des jeunes.

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