Sénégal-Diourbel: 65 futs de 200 litres de vinaigre impropre à la consommation saisis

 

Par Lauris GOMIS (Actu24, Diourbel)

En prélude de l’organisation du grand Magal de Touba, dans le cadre de la sécurisation du marché, dans la région, Amadou Touba Niane, Commissaire aux enquêtes économiques, chef de service régional du commerce de Diourbel, a entrepris une vaste opération de contrôle des denrées alimentaires. C’est ainsi que ses services ont saisi dans le marché, au cours de la semaine, 65 futs de 200 litres de vinaigre impropre à la consommation.

Le commissaire aux enquêtes économiques, chef de service régional du commerce de Diourbel, Amadou Touba NIANE, suivant les instructions des autorités administratives, dans le cadre de la sécurisation du marché en prélude de l’organisation du grand Magal, a entrepris une importante opération de grande envergure dans les marchés de la région. Ce travail a permis à ses équipes de procéder à une saisie de 65 futs de 20 litres de vinaigre impropre à la consommation, a-t-il confié. Pour le chef de service régional du commerce, Amadou Touba NIANE, c’est des engagements pris au cours des réunions de Cld, Cdd, Crd et au niveau du ministère de l’intérieur où un plan d’action a été édicté pour tous les secteurs impliqués dans l’organisation du Magal qu’ils sont entrain de dérouler. C’est dans ce cadre, a-t-il informé, qu’ils ont débuté le contrôle des boulangeries dans le département de Mbacké et à l’heure actuelle, a-t-il précisé, ils en sont à 75 boulangeries visitées. Pour ce qui concerne la de Touba, il signale qu’elle fait plus de 200 boulangeries et compte les faire tout azimut, a-t-il souhaité. Ces visites au niveau des boulangeries, a-t-il averti, c’est pour y contrôler le poids, le format de 190 g qui doit être vendu à 150 FCFA et ce contrôle, s’est-il réjoui, est entrain de faire son petit bonhomme de chemin. La qualité du pain importe beaucoup, a-t-il avisé, car, renseigne-t-il, le Magal n’est plus un événement national mais un événement international, mondial, a-t-il rappelé. «Des visiteurs nous parviendront de tous les coins du monde et ces derniers aussi transporteront sur eux l’image de marque de notre pays. Ce qui fait que nous ne devons pas prêter le flanc. Nous devons leur servir un pain de qualité». C’est dans cet esprit qu’il a exhorté tous les boulangers à faire preuve de responsabilité en améliorant la qualité du pain et en respectant le poids. Concernant les unités de production et de commercialisation d’eau qui sont logées à Sate, Affé et à Ngabou, ils ont commencé à vérifier les autorisations définitives, nous-a-il apprit. Pour certains, a affirmé le chef de service régional du commerce, ils ne disposent que de l’autorisation provisoire. «Nous avons pris beaucoup d’échantillons d’eau qu’on doit envoyer au laboratoire pour analyse». Ils comptent « continuer à faire le travail nécessaire dans ce secteur pour le délester des impuretés».

D’autre part, a-t-il, rassuré, ils sont intéressés au contrôle d’autres produits comme le vinaigre, a-t-il soutenu. «Nous prenons des échantillons de ces produits que  nous envoyons  en laboratoire pour analyse» si le résultat n’est pas conforme par rapport aux normes sur le vinaigre, a-t-il déclaré, le produit est immédiatement retiré des circuits de distribution à l’échelle régionale. C’est ainsi que ses services, a-t-il confirmé,  ont pu mettre le grappin sur 65 futs de 200 litres de vinaigre impropre à la consommation.  

Pour le moment, a-t-il confié, ses services sont en attente de renforts et de moyens logistiques pour s’attaquer au secteur alimentaire à Touba. Concernant le secteur des médicaments, comme l’année dernière, a-t-il rappelé, où ils 101 boites avaient été saisies pour cause de péremption et 1031 parce qu’étant contrefaits, ils comptent redoubler d’effort et de vigilance pour une meilleure gestion de ce secteur au point de vue contrôle. Le sucre et le riz aussi constituent aussi un motif de vigilance pour eux, a-t-il fait noter. «Il y’a le sucre en poudre qui connait un peu de tension et le riz. Là aussi, nous avons  tiré sur la sonnette d’alarme pour dire que pour le riz, je ne sais pas quel est le format d’organisation retenu au niveau national mais faudrait pas que ce schéma là puisse être de conséquences négatives sur l’approvisionnement du grand Magal.

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