Sénégal-Affaire boîte de nuit «Silencio Night Club»: 03 agents de sécurité parlent de licenciements abusifs

 

Par Ibrahima DIA

Après l'affaire du Café de Rome, voila une autre affaire opposant des employés à leur patron. Hier 03 agents de sécurité de la boîte de nuit «Silencio Night Club» de Dakar, sont venus  à la Rédaction du site d’informations générales Actu24.net pour exposer leur différent avec leur employeur Moustapha Atoui. Ils parlent de licenciement abusif, ce que rejette leur patron pour qui toute la procédure a été respectée.

«Nous sommes prêts à nous battre pour rentrer dans nos fonds» a déclaré au nom des 03 agents de sécurité, Mouhamed Seck. Il poursuit en affirmant que les conditions de séparation, aprés 13 mois de collaboration n'ont pas été respectées et que la somme que leur patron leur propose n'est pas raisonnable. Après avoir saisi l'inspection du Travail qui n'a pas trouvé une solution à l'amiable, ils ont décidé de porter cette affaire devant le Tribunal du travail. Ils ne sont pas les seuls à être licenciés mais eux ils comptent aller jusqu'au bout comme le préconise la loi. Ils dénoncent aussi les dures conditions de travail, affirmant que 07 filles aussi ont été remerciées par cet employeur qui disent-ils fait ce qu'il veut et nous demande d'aller nous plaindre là où nous voulons. Ces agents de sécurité disent aussi qu'ils avaient l'habitude de manger dehors et que leur patron les a conviés un jour dans son bureau pour qu'ils lui remettent les costumes de travail, ceci pour effacer les preuves de leur passage dans la boîte alors qu'ils détiennent leurs badges, ils ont ce jour évité des histoires pour ne pas avoir des ennuis parce qu'ils étaient conscients du piège tendu. Il a oublié de nous payer nos primes de transport ajoute-il.

Accusé, M. Moustapha Atoui dégage en touche ces accusations et affirme être en phase avec la législation en vigueur dans ce pays. Il ajoute que ces 03 agents ont travaillé un an et que leurs droits calculés sur la base d'un préavis, d’un an de congé, des indemnités de licenciement, tout cela, revient à 260 000 frs net, pour quelle raison il me demande 500 000 frs. Donc il attend sereinement la décision du tribunal du Travail qui va statuer sur ces cas. Il rappelle que ces agents ont été pris lorsqu'il y avait beaucoup de travail sur la base de journaliers, 3 fois par semaine à travers un intermédiaire du nom d’Insa Diop. Ils ne veulent pas signer le protocole de licenciement, donc je les attends au tribunal parce que nous sommes dans un Etat de droit.

Concernant les accusations de maltraitance sur ses employés, il dit qu'il considère ses employés comme ses propres fils, il a 55 ans et qu'il ne verse pas de ce genre d'affabulations. C’est au tribunal de lire le droit et il se dit serein en attendant le verdict.

Photos: 

Commentaires