Sénégal-Couverture maladie universelle: Des mécanismes endogènes pour pérenniser son financement

 

L’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev) a plaidé, ce jeudi 03 Mai 2017, la mise en place de mécanismes endogènes pérenniser la Couverture maladie universelle (Cmu) au profit des populations défavorisées.

Le Sénégal ne fait pas encore parti des quinze pays de l’Uemoa qui ont alloués 15% de leur budget global à la santé, 5,13% en 2016 et 4,86% cette année en valeur relative même si en valeur absolue. Et, celui alloué à la couverture maladie universelle semble insuffisant malgré son augmentation graduelle passant de plus de 17 milliards en 2016 à 25 milliards cette année. «Au rythme où ça va, c’est la Cmu dans nos différents pays qui pourrait être plombée si nous ne comptons que sur l’Etat pour financer de la santé. La part des ménages dans l’accès à la santé est très élevée, même s’il est en train de verser au Sénégal 41% dans les dépenses de santé. Mais si on arrive à mettre en place des mécanismes endogènes», indique Amadou Kanouté, secrétaire exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev). Ainsi, le «compte d’épargne-santé» de l’Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Épargne et du Crédit Au Sénégal (Um-Pamecas), l’exploitation d’une parcelle de culture vivrière par des talibés à Kolda, la vente de 5kg d’arachide après chaque récolte pour payer la cotisation à Santhie Guérando et une petite augmentation prélevée au coût initial de la bassine d’eau vendue à Médina Cissé dans la commune de Khatiote dans le département de Fatick sont autant d’exemples relevés par l’étude sur le financement pérenne de la santé au Sénégal. Cependant, malgré ces efforts, la pérennisation du financement de la Couverture maladie universelle demeure le casse-tête des organisations de la société civile dont la l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev) en est l’épine dorsale. Un combat dans lequel l’échec n’est pas permis malgré les défis que sont l’impréparation technique dans le financement des projets sanitaires, l’insécurité budgétaire et le manque d’implication de la société civile dans les politiques publiques au profit des populations vulnérables. «Il faut que nous puissions nous positionner quand il y a une bonne politique publique.

Nos formes d’appui, peu spécifiques, mais l’implication de la société la société civile dans le suivi de la mise en œuvre de cette politique publique est cruciale par leur réalisation et leur pérennisation et surtout au profit des populations défavorisées», souligne Amadou Kanouté.

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