Sénégal-Congrès panafricain de cardiologie vasculaire: Les maladies du cœur représentent la principale cause de décès chez les diabétiques, selon les spécialistes

 

Par Ndeye Khady MB. GOUDIABY

En choisissant comme thème, la cardiologie interventionnelle en Afrique: défis et perspectives, et comme sous-thème «cœur et diabète», ce congrès sera l’occasion pour les cardiologues du Sénégal qui ont invités leur collèges d’Europe, d’Amérique de revisiter avec les différents spécialistes (diabétologues, cardiologues, neurologues, biologies) tous les aspects liés à la prise en charge du diabétique, et, plus particulièrement, les maladies cardiovasculaires chez les diabétiques.

Par ailleurs, selon le professeur Sérigne Abdou Ba, président de la société sénégalaise de cardiologie (SOSECAR) le sous-thème cœur et diabète se justifie d’une part par la fréquence et l’émergence du diabète dans nos pays, d’autre part par la fréquence des maladies cardio-vasculaires chez les diabétiques. Par ailleurs, selon le cardiologue, les maladies du cœur représentent la principale cause de décès chez les diabétiques, 2/3 des diabétiques sont hypertendus et ont un excès de cholestérol. Ce qui pour lui fait que le risque de décès par la maladie du cœur, la fréquence des crises cardiaques, de l’insuffisance cardiaque ou des accidents vasculaires cérébraux sont multipliés par 2 ou 3 chez le diabétique. Pour lui, la prise en charge des arrêts cardiaques constitue le troisième grand sujet abordé. Dans la mesure où les arrêts cardiaques sont de plus en plus fréquents et tout retard dans la prise en charge augmente la mortalité: ainsi qu’une minute de perdue correspond à 10 minutes de chance de survie de perdue.  En effet, selon le professeur titulaire de la chaire de cardiologie à la faculté de médecine, la formation des populations et du personnel soignant aux gestes d’urgence, la disponibilité des médicaments et des équipements d’urgence comme les défibrillateurs sont importants et feront l’objet d’échanges entre cardiologues, spécialistes de médecine d’urgence, de médecins généralistes et de personnel paramédical.  Pour lui, le personnel paramédical et les généralistes sont des maillons essentiels dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires.

Les cardiologues sont peu nombreux en Afrique se désole-t-il. A cet effet, il fait remarquer que l’infirmier ou le médecin généraliste qui est très souvent en première ligne dans la prise en charge des maladies, doivent connaître les gestes qui sauvent face à ces urgences cardio-vasculaires.

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