Sénégal: Pourquoi le Parti USL de Me Tine ne prendra pas part aux législatives

 

Pourquoi le Parti Union Sociale Libérale (USL) de Me TINE ne prendra pas part directement aux législatives du 30 juillet prochain ?

Selon son Président Me Abdoulaye Tine, USL entend se focaliser sur la préparation de la présidentielle de 2019 pour éviter ainsi une dispersion de ses forces. D’autant plus que la dynamique unitaire qui était tant espérée au niveau de la classe politique n’a pas pu voir le jour.

On peut même se demander où est la place du citoyen au vu de ce qui se passe actuellement au niveau des investitures ?

«Notre ambition est donc qu’en cas de victoire, nous allons dissoudre l’assemblée en 2019 pour rétablir ainsi le jeu normal des institutions par une concordance des majorités présidentielle et législative c’est-à-dire une élection présidentielle ensuite des législatives.

Ce qui sera d’ailleurs plus conforme à l’esprit et à la lettre de la Constitution, selon laquelle le Président définit la politique de la Nation et le Premier Ministre coordonne sa mise en œuvre.

Ce qui veut dire concrètement que même qu’en cas de victoire de l’opposition aux législatives de juillet 2017, celle-ci va devoir appliquer la politique du Président actuel Macky SALL, car n’ayant pas selon la Constitution le pouvoir propre de définir cette politique de la Nation en étant juste une majorité parlementaire.

Dans ce cas de figure, nous ne serons pas dans une cohabitation au vrai sens du terme, mais plutôt d’un partage de l’exercice du pouvoir puisque le Président restera le chef de l’exécutif dans la mesure où il ne peut y avoir de dyarchie(deux têtes ou deux chefs) avec la Constitution sénégalaise de 2001 (en vigueur).

En effet, celle-ci donne tous les pouvoirs au Président de la République, donc c’est une Constitution aux relents présidentialistes.

Or le vrai changement nécessitera bien plus qu’un simple partage de l’exercice du pouvoir selon le Leader de l’USL.

Par ailleurs, il a déclaré sous un autre registre qu’USL ira bien aux élections locales qui vont se tenir dans 20 mois.

L’échelon local étant celui qui permet d’agir le plus directement et le plus efficacement sur la vie des populations.

C’est dire que cette élection représente pour « nous un enjeu de premier plan dans la mesure où nous entendons promouvoir au Sénégal une gouvernance participative et de proximité » a-t-il martelé.

Concluant son propos, il a déclaré que «Nous allons œuvrer ensemble en perspective de ces enjeux électoraux et ceci de manière méthodique et patiente».

afriquemidi

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