Ouverture du semaine de la jeunesse: Un fiasco total, les 14 régions pas représentées, Pikine boude Macky qui vante les qualités de la première dame

L’ouverture de la Semaine nationale de la jeunesse, au stade Alassane Djigo de Pikine, n’a vraiment pas fait foule samedi dernier. Malgré le déplacement du chef de l’Etat, Macky Sall, pour en présider le lancement, il n’y avait pas foule dans l’infrastructure sportive à double tribune du département. 
  
Les populations du département de Pikine semblent avoir tourné le dos au président de la République, Macky Sall. Drainant autrefois une déferlante marée humaine, durant ses moindres déplacements en banlieue dakaroise, le chef de l’Etat a été accueilli, samedi 31 mars dernier,  par une petite foule au stade Alassane Djigo de Pikine. 
  
Toutes les 14 régions du pays n’étaient pas représentées 
  
Accompagné par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne et des membres de son gouvernement, le Président Macky a effectué son apparition au stade à 18h passées de quelques minutes.  Lui et toute sa délégation ont été reçus par le ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong et le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo. Cependant, il y avait peu de monde dans les gradins des deux tribunes du stade. Des personnes du troisième âge avaient même fait le déplacement, alors que l’infrastructure sportive du département était censée accueillir exclusivement la jeunesse des 14 régions du pays. Encore que toutes les 14 régions n’étaient pas représentées dans le stade. 
  
La sécurité suspend la fouille, enlève les 2 portiques et autorise à tout le monde d’entrer 
  
Après la mise en place du chef de l’Etat et de sa suite, la cérémonie de lancement a démarré, avec les allocutions de quelques orateurs, notamment le mot de bienvenue du maire de ville de Pikine, le ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong et le président du Conseil national de la jeunesse, Khadim Diop. Mais, à la vue des nombreuses poches dans les gradins du stade, les organisateurs de la manifestation, avec l’accord des agents de sécurité, suspendent les opérations de fouille systématique, avec à la clé un détecteur de métaux, et enlèvent les deux portiques, implantés juste à l’entrée du grand portail du stade. Mais, malgré tout cela, les gradins et autres compartiments de l’infrastructure sportive restaient toujours clairsemés. 
  
Le chef de l’Etat prononce son discours dans un stade presque vide 
  
Pis, durant la cérémonie, le peu de gens curieux qui étaient venus à la manifestation commençaient à quitter silencieusement en masse les lieux. Le stade se vidait alors peu à peu de son petit monde. Il n’y avait en effet que les quelques régions, venues de l’intérieur du pays et les journalistes, qui étaient trimballés à un moment donné, puis parqués aux alentours de la tribune officielle dressée sur la pelouse. La petite foule quittait sans tambours ni trompette les lieux. Vers 19h, le Président Macky Sall se présente alors devant le présidium et prononce son discours d’ouverture de la Semaine nationale de la jeunesse. Mais, il l’a fait dans un stade presque vide. Un véritable fiasco. D’autant que le chef de l’Etat a toujours drainé un monde fou pendant ses différentes descentes en banlieue dakaroise. 
  
La très faible mobilisation qui a accueilli le Président à Alassane Djigo   
  
Est-ce le début du compte à rebours d’une fin de règne imminente ou plutôt l’effet du combat de lutte entre Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux ? En tout cas, la très faible mobilisation qui a accueilli la venue du Président Sall au stade Alassane Djigo de Pikine a inquiété plus d’un sur l’éventuelle baisse dangereuse de sa cote d’estime, de popularité et de son capital sympathie auprès des populations de la banlieue dakaroise, en particulier du département de Pikine. Qui disait que le chant du cygne est un signe ? 
  
Vieux Père NDIAYE  
  
  
  
  
OUVERTURE DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA JEUNESSE A PIKINE 
Macky vante les qualités de la Première dame et invite les jeunes à la copier 
  
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a loué les qualités morales de la Première dame, Marième Faye Sall, marraine de l’édition de la Semaine nationale de la jeunesse. Le parrain de la cérémonie étant feu Capitaine Mbaye Diagne. Ainsi, le chef de l’Etat a invité les jeunes à s’inspirer de l’exemple de ces derniers. 
  
«Inspirez-vous de la marraine et du parrain de la présente édition ; citoyens modèles dont le patriotisme et l’altruisme sont offerts en exemple à la jeunesse», a lancé le président de la République, à l’endroit de la jeunesse. Et de poursuivre, «à feu le Capitaine Mbaye Diagne, officier émérite, dont la bravoure et le sens élevé du devoir sont reconnus par toute la communauté internationale», a-t-il soutenu. Après avoir tressé une couronne de lauriers à feu Capitaine Mbaye Diagne, le chef de l’Etat embraye sur son épouse : «quant à la Première dame, Marième Faye Sall, que vous avez décidé de choisir comme marraine, militante des causes sociales, elle pourrait mériter cette distinction pour son engagement dans la lutte contre la pauvreté et la défense des personnes vulnérables. Je lui adresse également mes félicitations et l’encourage à renforcer ses actions en faveur des populations. En son nom, je vous exprime mes remerciements pour le choix porté sur elle». Il a magnifié aussi le travail du ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong et invité les jeunes à suivre son exemple. 
  
Vieux Père NDIAYE      
   
La sécurité de Macky humilie la députée de Pikine Nord Salimata Corréa 
  
C’est à croire que certains camarades de parti du chef de l’Etat ne connaissent rien du protocole. Certains ignorent totalement que quand le président de la République s’installe sur la tribune officielle, aucun individu, quel que puisse être son statut, ne peut plus y accéder. La députée de l’Apr de Pikine Nord, Salimata Corréa, l’a appris à ses dépens. Celle-ci, habillée en grand boubou traditionnel aux couleurs du parti et avec une casquette de l’Apr vissée sur la tête, a débarqué tardivement au stade Alassane Djigo de Pikine, lors du lancement de la Semaine nationale de la jeunesse et tenté de rejoindre les autorités sous la tente. 
Mais, c’était sans compter avec la sécurité, qui a refusé catégoriquement de céder le passage à la parlementaire de l’Apr de Pikine Nord. Malgré le fait qu’elle a décliné son statut de députée à l’agent de sécurité, elle a été bloquée et sommée d’aller voir ailleurs. Il fallait voir la tronche de la pauvre dame. Accompagnée d’une amie, Mme Corréa a fait des pieds et des mains pour rejoindre la tribune officielle. Elle a supplié la sécurité du chef de l’Etat. Sans succès. 
Elle a été obligée de faire aussitôt profil bas et de raser les murs, histoire d’éviter d’attirer  le regard et la curiosité des populations. Elle a été ainsi contrainte de suivre à distance la cérémonie avec les journalistes. Elle gesticulait, de temps à autre, pour attirer le regard du Président Macky sur sa personne et se signalait par des signes de main et sourires, à ses camarades de parti installés dans la tribune. Mais, ces derniers lui rendaient juste la politesse et continuaient à suivre la cérémonie. Sa collègue députée Awa Niang lui a fait signe de la main pour l’inviter à les rejoindre. Mais, Mme Corréa lui rétorque: «la sécurité refuse de me laisser passer». La sécurité d’un chef d’Etat passe avant toute camaraderie de parti politique.   
  
Awa Niang quémande son «laissez-passer» à la sécurité présidentielle pour rejoindre la tribune officielle ; le chef de cabinet d’Abdoulaye Thimbo, Omar Ndoye, bloqué 
  
Outre la pantalonnade de la députée de Pikine Nord, Salimata Corréa, le 2ème questeur à l’Assemblée nationale, Awa Niang, par ailleurs, coordonnatrice départementale des femmes de Pikine, a vécu presque un même traitement dégradant et affligeant de la part des agents de sécurité du chef de l’Etat. Venue en catastrophe, presque en sueur, après la mise en place du Président Macky Sall, Mme Niang, accompagnée de son garde du corps, a voulu passer pour rejoindre la tribune officielle. Mais, la sécurité lui a opposé un refus catégorique et l’a sommée de reculer. Mais, voyant ses camarades de parti, notamment, son «frère-ennemi» de parti, Abdou Karim Sall, dans la tribune officielle, la parlementaire de Dalifort ravale son statut de députée, se fait toute petite devant la sécurité et supplie de la laisser passer. Son garde du corps et des bonnes volontés volent à son secours et font lâcher prise à la sécurité. Mais, du fait qu’elle ne peut traverser devant le Président, Mme Niang s’est appuyée, avec toute sa charge pondérale, sur son garde du corps, qui l’a soulevée et aidée à rejoindre la tribune. Alors que le chef de cabinet du maire de ville de Pikine, Oumar Ndoye, a lui été bloqué puis autorisé à passer. 
 

Joyaay.net

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