Sénégal-Idrissa Diabira, directeur général de L’Adepme: «Les Pme, une très grande majorité en est à moins de 500 millions de chiffre d’affaires»

 

Par Abdoulaye NDIAYE

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) poursuit sa campagne d’information sur la labélisation des Pme. Hier, un atelier technique a été ouvert afin que les Pme, qui «sont au moins deux milliards de chiffre d’affaires», puissent comprendre le processus.

Dans le cadre de son programme de labélisation des Petites et moyennes entreprises (Pme), l’agence en charge de leur développement et de leur encadrement, cherche à aider davantage les acteurs de l’écosystème. Ceci, pour améliorer la qualité de l’information produite par les Pme pour leur permettre de mieux se connaître afin de faciliter les prises de décisions de leurs partenaires financiers. Actuellement, «la majorité des pme qu’on a dans le cadre de leur nouveau statut pour leur développement, sont au moins deux (02) milliards de chiffre d’affaires. Lorsqu’on prend la plupart de ces Pme, une très grande majorité en est à moins de 500 millions de chiffre d’affaires», indique Idrissa Diabira, directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme). C’est pour cette raison que l’agence compte leur permettre de mieux se connaître afin de bénéficier d’incitations comme l’accès à la garantie, la réduction de la fiscalité, l’accès à la commande publique et l’accompagnement pour les fonds de capital risque. «2017, c’est une année particulièrement charnière pour les Pme, qui sont de plus de 90% des entreprises. Les pme sont le cœur du Sénégal et l’Adepme a pour vocation de faire en sorte que ce cœur batte fort afin qu’on puisse créer de l’emploi et de la richesse», souligne Idrissa Diabira.

Cependant, 65% des Pme ont une bonne cotation et les 35% sont réservés. «Nous avons déjà évalué plus de cent cinquante-deux (152) Pme, qui vont améliorer leur transparence, renforcer leur capacité et bénéficier d’une meilleure mise à niveau et d’un encadrement, grâce au programme de labellisation, pour leur développement et à la maîtrise de leur croissance», poursuit-il.

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