L'Unacois Jappo redoute une flambée des prix sur les denrées de première nécessité

Par Ibrahima Dia

Les responsables de l'UNACOIS JAPPO étaient face à la presse ce mercredi 09 mai 2018 pour évoquer les difficultés du secteur dans le domaine des denrées de premiere nécessité  et dégager en touche leurs responsabilités sur des probables hausses après la décision du gouvernement d'appliquer des taxes sur certains produits.

«A chaque fois qu’on  charge le commerçant il se décharge  sur le consommateur. C’est aussi simple que ça. Et c’est dommage que cette taxe intervienne à la veille du mois de ramadan. Et après le mois de Ramadan, on va vers la Tabaski, le Gamou et le Magal».a déclaré M. Ousmane SY Ndiaye secrétaire exécutif de l'Unacois Jappo face aux journalistes ce mercredi 09 mai 2018 .Il précise que cette note qui porte sur les légumes, les corps gras, les produits alimentaires   les jus de fruits et légumes  les boissons non alcoolisées, sachets, les véhicules de tourisme et les  tabacs. M. Ndiaye prévient  des conséquences fâcheuses d'une telle décision et  que si de telles taxes s’appliquent, la répercussion sur le consommateur serait automatique.

Évoquant le cas de la compagnie sucrière sénégalaise, il déplore l'attitude de certains syndicalistes qui demandent au chef de l’État d’enfreindre la loi en interdisant l'importation du sucre, ils ignorent que nous faisons une activité tout à fait légale. Il demande qu'un audit soit fait pour  connaitre exactement la frontière entre la production et l'importation du sucre par cette même compagnie qui fait du chantage sur le gouvernement .Il suggère à l’État d’être neutre dans cette compétitivité.

Pour sa part le président Idy Thiam a déploré la dictature des grandes surfaces qui exigent des règlements de 60 jours à 90 jours à leurs fournisseurs sénégalais qui n'ont pas d'assise financière ou de soutien de la part des institutions de crédit. Il rappelle le credo de l'Unacois, l'indépendance de l’organisation qui depuis 30 ans défend les intérêts de ses membres. M. Thiam n'exclut pas de rompre le partenariat avec l'Etat depuis 2012, qui a permis de bloquer les prix. Il exige des concertations directes avec le gouvernement.

 

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