Lettre à un Républicain de Badou Ndao

Je dois marquer amicalement mon désaccord total avec l’auteur du texte intitulé «Alerte Rouge». Interpeller face à un risque est un devoir militant. Un impératif de loyauté. Une marque de fidélité à une cause. L’interpellation doit être inscrite toutefois dans une perspective globale de mobilisation, d’enthousiasme soutenu et de confiance raffermie. 

L’interpellation ne doit pas briser ou fragiliser notre élan de victoire, notre puissance de conquête et la force de notre ancrage populaire. Ce qui ne nous renforce pas nous affaiblit forcément. Lorsque nous préparons un combat dont l’enjeu est celui du pays d’abord, c’est vers l’avenir qu’il faut regarder résolument en semant au quotidien les graines de l’espoir.  Je ne suis pas un optimiste béat. Je suis tout juste attaché au principe de confiance lorsque tout, dans le contexte actuel, indique une direction forte: le renouvellement du bail entre le peuple sénégalais et le Président la République, candidat de l’Apr, de la coalition Benno Bokk Yaakaar, de nombreux associations et réseaux citoyens, de forces vives de la société civile. Cette confiance est inspirée par des faits. 

Depuis 2012, nous avons gagné toutes les élections, y compris la compétition la plus di3cile, le référendum en l’occurrence qui a vu le déploiement d’une stratégie d’intoxication et de manipulation sans précédent, dans notre histoire politique, d’une opposition plutôt banale, sans intelligence stratégique, encore moins projet de société.

Les dernières législatives ont confirmé cette suprématie au regard de l’écart de voix. Le coe3cient personnel de notre candidat, seul leader politique à éprouver, dans la durée, aujourd’hui encore, le pouls réel du pays des profondeurs. 

Les résultats tangibles d’une politique hardie et volontariste, vécus par les populations loin du bruit de ceux qui, incapables de s’emparer des leçons  de l’histoire, nagent dans l’illusion de leur rêve fumeux et je cite certains que l’auteur de l’Alerte cite. Youssou Ndour a clairement déclaré travailler pour la réélection du Président Macky Sall, sonnant ainsi le glas des montages grossiers et des spéculations oiseuses. Idrissa Seck est un paresseux qui croit que la seule ruse enrobée d’une rhétorique décalée peut créer la réalité, oisif errant et désespéré. Bougane? Voilà bien une pseudo-information dont le seul référent est le jeu insensé d’une cohorte de maîtres chanteurs. Karim Wade, que j’ajoute à la liste, est plutôt un piètre peureux, incapable de gagner un Bureau de vote, de surcroît condamné pour enrichissement illicite, passablement porté par un parti en lambeaux.

Je fais le bilan: de l’autre côté, c’est le désastre obscur des incapacités coalisées. Nous avons, comme tous les partis, singulièrement les partis au pouvoir, nos tares et nos insu3sances. Nous avons, nous aussi, nos boulets. Mais, dans la préparation de nos victoires, nous devons mettre l’accent sur nos forces, notre puissance, notre enthousiasme et notre ferveur. Dire qu’il y a, et ils sont la majorité, des militants et responsables debout et actifs pour l’avenir, généreux et déterminés, qui ne rechignent pas aux engagements les plus di3ciles, des responsables et militants courageux qui ne lient pas leur disponibilité aux privilégiés que devrait leur accorder le Président de la République et Président de notre parti et de notre coalition.

Soyons les bergers de ces responsables et militants, dignes et debout, tout en sachant que les autres sont des nôtres que nous devons hisser au rang d’acteurs de nos futures victoires. Soyons les sentinelles des principes chers au Président Macky Sall: unité, discipline, mobilisation. Ne cédons pas au doute ravageur. Restons mobilisés pour inscrire massivement nos sympathisants en cette période cruciale de révision exceptionnelle des listes électorales, les aider à retirer leurs cartes et les mettre en mouvement pour qu’ils participent à notre victoire nette dès le premier tour. 

 

Badou Ndao

Citoyen Libre, Républicain

 

Commentaires