Côte d’Ivoire: Pour la reprise de son procès, Simone Gbagbo face à un témoignage à charge

 

 

 

Après plus de deux semaines de suspension d'audiences en raison du malaise de Simone Gabgbo, le procès de l'ancienne première dame ivoirienne a repris devant les assises d'Abidjan mardi 19 juillet.

Avec à la barre un témoignage à charge, délivré par l’ancien milicien pro-Gbgabo Moïse Metch. Fin juin, ce dernier avait déjà accusé Simone Gabgbo d’avoir financé son mouvement avant que le malaise et l’hospitalisation de l’ancienne première damevendredi 1er juillet ne conduise à une interruption de son procès.

« Ce témoin n’est pas crédible »

Des accusations réitérées mardi lors de la reprise des audiences. « Nous étions financés par Simone Gbagbo », a lâché Moïse Metch, dont le contre-interrogatoire a lieu ce mercredi par la défense.

« Ce témoin n’est pas crédible : comment peut-il affirmer avoir reçu de l’argent de Simone Gbagbo tout en indiquant ne l’avoir jamais rencontrée et n’avoir jamais reçu d’instruction de sa part ? », s’étonne Me Habiba Touré, l’une des avocats de la défense.

Simone Gbagbo « très fatiguée »

« Ce n’est pas sérieux, on est dans le domaine de la rumeur et du ‘on dit' », ajoute l’avocate. Et de mettre davantage en doute la fiabilité de Moïse Metch : « Une expertise psychologique laisse d’ailleurs à penser que son témoignage est peu crédible ».

Des accusations dont devra pourtant se défendre Simone Gabgbo, encore très éprouvée par son hospitalisation. « La période de convalescence aurait du être prolongée, les audiences d’assises sont particulièrement éprouvantes et Simone Gbagbo est très fatiguée », souligne Habiba Touré, qui doute désormais que le procès pour « crime contre les prisonniers de guerre et crime contre l’humanité » se termine comme prévu fin juillet.

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