Situation des droits humains en Mauritanie-Seydi Gasama Secrétaire Exécutif d'Amnesty international: «Nous sommes indépendants du gouvernement sénégalais»

 

Par Sokhna Oumou SECK

Les organisations Amnesty International, la Raddho et la ligue sénégalaise des droits de l'homme ont organisé un point de presse sur la situation des droits humains et des libertés démocratiques en Mauritanie ce jeudi 05 octobre 2017, à Dakar. Ils en profité pour tirer la sonnette d'alarme sur la situation des défenseurs des droits humains dans ce pays.

«Je veux dire à l'Etat Mauritanien que les organisations des droits humains sénégalais sont des organisations nous dit,  M.Seydi Gassama Secrétaire Exécutif de l'Organisation Amnesty International. Il poursuit en affirmant que nous ne sommes pas assujettis à l'Etat du Sénégal et qu'ils ne sont pas leur tuteur. M.Gassama soutient qu'ils seront vigilants et critiques et ce qu'ils disent ici au Sénégal n'engage nullement la responsabilité de l'Etat sénégalais d'aucune institution de l'Etat du Sénégal. Donc prendre prétexte sur les ONG sénégalaises  est inacceptable c'est un acteur, il faut que ça s'arrête l'Etat mauritanien c'est  inadmissible clame t-il, la Raddho et la ligue sont des structures indépendantes. Nous disons que la guerre va continuer si  l'Etat de la Mauritanie refuse de très bonnes lois, l'ordonnance de 1981, la loi du 2008-2015 se sont de très bonnes lois sur le papier si c'était appliqué avec les mesures d'accompagnement plus personne n'en parle du travail de ces États. 

Traversée depuis plusieurs années par une crise politique et sociale grave, la Mauritanie, est en proie à des maux tels que l’esclavage, le racisme sont gangrenés par une corruption systématique empêchant tout développement social selon les observateurs. 

Depuis le 05 Août 2017, date à laquelle s'est tenu un référendum, boycotté par l'opposition visant à modifier illégalement la constitution. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. Sur les 14 autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d'arrêt ont été délivrés contre des opposants vivant à l'étranger et les sénateurs mis en examen sont interdits de sortir du territoire.

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