Sénégal-Paix en Casamance: Les femmes du Blouf se mobilisent pour dire non à un conflit armé en Gambie  

 

Par Samsidine NIASSY (Actu24, ZIGUINCHOR)

Pour un retour définitif de la paix en Casamance, les femmes du Blouf étaient en conclave ce mercredi 28 décembre 2016 à Djimande village mythique d’où est parti le conflit que connaît la région sud du pays.

Elles sont venues des 21villages qui constituent l’arrondissement de Tendouck sous la supervision de l’ancien gouverneur Saliou Sambou président de l’APAC (Alliance pour la paix en Casamance) et pour la porte parole du jour Adja Oumy Sagna. Ce jour doit être marqué en lettre d’or car, les chants mystiques que nous allons chanter ici dans ce village d’où est parti le conflit que connaît la Casamance, vont nous permettre nous autres femmes de jouer notre partition dans la recherche de la paix. C’est dans cette direction que nous demandons à nos fils qui sont dans le maquis de ne pas se mêlaient dans le problème de la Gambie car ce pays est dans le ventre mou du Sénégal et si ce pays bascule dans la violence, c’est le Sénégal qui subira le plus de dégâts car avec la porosité de nos frontières d’où l’appel que nous allons lancer ici à Djimande va à l’endroit de nos autorités pour un dialogue de vérité avec le président Yaya qui doit comprendre qu’il n’est pas là pour sa propre personne car ce sont des gents qui l’on élu et se sont même les personnes qui ne veulent plus de lui. Pour le président de l’APAC, l’ancien gouverneur de Dakar  Saliou Sambou, le mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) n’est pas une armée de la Casamance, et les hommes qui le composent, sont issus de villages différents et il faut reconnaître qu’en milieu Diola. Il n’y a pas de globalité, chaque village a ses lois ce qui est valable dans ce village de Djimande n’est pas valable à Tendouck.

La présence de ces femmes ici n’est pas gratuite car elles sont les seules à pouvoir faire de tel sorte que leurs fils qui sont dans le maquis puissent revenir au prés de leurs parents et il est temps que tous les villages du Blouf unissent leurs forces pour mettre un frein à ce qui risque de devenir un conflit sans issu pour nos parents qui sont le long de la frontière avec la Gambie et nous demandons aux responsables du mouvement de ne pas participer à tout ce qui se passe dans ce pays.

                             

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