Malaise au sein de l’Ordre des architectes du Sénégal

L’Ordre des architectes du Sénégal (Odas) est divisé. L’organisation navigue en eaux troubles. En cause, le siège attribué aux architectes au Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui doit être renouvelé incessamment.

Tout est parti de la saisine faite par le Secrétaire général du gouvernement à l’Odas pour choisir leur représentant au Cese, siège qui était occupé par Idirssa Ndiaye. Après une réunion restreinte du Conseil de l’Ordre, le Président de l’Odas, Fodé Diop, a été choisi pour remplacer Idrissa Ndiaye. Une décision contestée par des membres de l’Odas qui, à travers un mémorandum, dénoncent l’attitude de leur Président qui, selon eux, « a organisé un simulacre d’élection entre douze membres du conseil pour s’adjuger le mandat du Cese. Cette démarche doit être portée à l’attention de l’autorité supérieure à qui revient le pouvoir de nomination, car la manœuvre, ayant l’allure de hold-up, doit être dénoncée »/ 

Le choix porté sur Fodé Diop a même été dénoncé par le Syndicat des architectes du Sénégal, qui n’a pas hésité à écrire au Secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye. Dans la lettre signée par le Président du syndicat, Ousseynou Faye, le premier grief retenu est l’illégitimité du Conseil. « Le mandat de deux ans du Conseil a pris fin depuis février et le Conseil traîne les pieds pour rendre le mandat pour son renouvellement. Le Conseil de l’ordre se trouve ainsi dans l’illégalité et ne dispose plus d’une quelconque légitimité pour décider sans s’adresser à l’assemblée générale. » Les syndicalistes ont aussi informé le Sg du gouvernement que leur confrère Fodé Diop a évité soigneusement de lancer un appel à candidature pour informer l’ensemble de la corporation, sous le prétexte fallacieux selon lequel, le délai est trop court pour consulter les deux cents architectes inscrits au Tableau de l’ordre. 

Toujours dans leur missive, les syndicalistes qui insistent sur le fait que le choix de Fodé Diop est « illégal et inacceptable pour avoir été décidé sans concertation avec l’ensemble des membres de l’ordre, espèrent que l’autorité supérieure sera avisée dans les meilleurs délais et que le mandat du représentant de la corporation sera attribué à la suite d’un choix régulier et acceptable par tous  ». 
 

L'Observateur

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