Journée mondiale des toilettes à Sédhiou: Pas de gestion des eaux usées et la région bonne dernière

 

Par Cheikh Tidiane Diédhiou Maodo (Actu24, SÉDHIOU)

Pas de camion de vidange et aucune structure de gestion des eaux usées: c’est la triste réalité qu’offre la région de Sédhiou entière dans le secteur de l’assainissement. C’est cette région qui abrite cette année 2017, la célébration de la journée mondiale des toilettes ce 19 novembre.

«Nous n’avons pas de camion de vidange ni de système d’évacuation des eaux usées dans toute la région de Sédhiou» annonce laconiquement le chef de la direction régionale de l’assainissement. «Pour précéder à des opérations de déversement, il faut faire appel à des véhicules qui viennent de Ziguinchor ou Kolda» précise Emmanuel Mané.

Ainsi, les particuliers qui voudraient faire appel aux services de ces camions pourraient débourser jusqu’à 300.000 f pour trouver satisfaction. En plus, si une solution est en passe d’être trouvée pour l’évacuation des eaux de pluie, il n’en est pas de même pour les eaux usées et mêmes celles noires déversées dans le décor même en pleine ville. Selon une enquête ménage réalisée par la Banque mondiale en 2015, 7,5% des ménages de la région disposent des installations sanitaires améliorées. Pour le mode d’évacuation des eaux usées, le taux de Sédhiou est à 0,0%. Celui d’utilisation des latrines traditionnelles est de 76%. Ce qui place la région à la dernière place parmi les quatorze que compte le pays.

Cependant, diverses actions sont entamées surtout en milieu rural pour améliorer la situation. Avec un taux de défécation à l’air libre de 17% et des latrines ne répondant pas aux normes assez souvent, des O.N.G interviennent pour inverser la tendance. Trois mille toilettes améliorées dans le département de Sédhiou et environ deux mille dans celui de Bounkiling: c’est le début de l’action qu’elles entament.

C’est dans ce contexte qu’intervient la célébration de la journée mondiale des toilettes ce 19 novembre  2017. Certes avec des promesses encore de doter la région d’infrastructures dans ce domaine. «Que dire alors des délais d’exécution qui seront annoncés ? «Ici, c’est toujours un an ou deux toujours, voire même trois ans  après que l’on réceptionne tout» ironise I. Camara.

                                                                             

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