Ibrahima Diaw, Ingénieur Géologue: «L’exploitation du zircon à Niafarang n’aura aucun impact sur les ressources hydriques de la localité»

 

Par Abdoulaye NDIAYE

Le consultant de la compagnie devant exploité le  zircon à Niafarang​ (Casamance), l’ingénieur géologue, Ibrahima Diaw, a apporté des clarifications sur ce projet qui suscite beaucoup de polémique.

Il a d’abord tenu à préciser, dans un document. «Aucun produit chimique n'est utilisé dans ce procédé qui est uniquement basé sur la séparation par gravité». L’ingénieur géologue a aussi indiqué que l’exploitation du zircon n’aura aucun impact sur les ressources hydriques de la localité. «L’eau sera pompée à partir de la nappe profonde (située entre 148 et 184m) pour éviter toute interférence avec la nappe superficielle dont elle est séparée par une couche imperméable. Cette eau n’est pas consommée, mais utilisée pour la séparation et rejetée dans la nappe», éclairé Ibrahima Diaw, par ailleurs président de l’Association des Ingénieurs Géologues de l’Institut des Sciences de la Terre (AIGIST). «La réhabilitation est concomitante à l’exploitation. Elle se fera comme pour le site de Brufut (Gambie, 2003-2004) de façon progressive pour éviter d’exposer des surfaces dénudées pendant longtemps», a-t-il ajouté, dans les termes de référence. D’après M Diaw, la cartographie de toutes les parcelles de la dune de Niafarang a été faite avec les services du cadre de Ziguinchor. C’est sur la base de cette cartographie que les ayant-droits ont été identifiés. Ainsi, il est prévu,  d’après M Diaw, les constructions de bâtiments, de clôtures, et de puits, etc.) Les arbres existants ont été recensés. «Une évaluation financière a été faite sur la base des barèmes en vigueur au Sénégal. Une enveloppe de plus de 250 millions CFA a été prévue pour les compensations des ayant-droits », a mentionné l’ingénieur géologue, dans le document technique. Il est, également, annoncé, dans ce document, qu’un fond social de 240 000 $ US par an soit 20.000 $ US par mois a été initié pour prendre en charge les besoins sociaux de base tel que l’approvisionnement en eau potable; l’éducation (construction de salles de classes, achat de fournitures scolaires, etc.); la Santé (achat de médicaments, appui structures sanitaires, etc.); les activités sportives et culturelles (appui aux ASC, Gamou, etc.). «En Dehors de ce fond social la compagnie a accepté de financer la réalisation d’un forage à Kabadio.

Ce fond sera directement géré par les populations à travers un comité de gestion». En dehors de ce fond, l’entreprise doit verser 0,5% du chiffre d’affaire a détaillé le consultant du projet d’exploitation du zircon à Niafarang.

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